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ByAmédée de Radzitzky

Une semaine à Berlin. Ou comment le contexte définit notre métier

En tant qu’agence membre de la Global Communication Alliance (GCA), un réseau d’agences indépendantes à travers le monde, Whyte Corporate Affairs prend part au ‘Leadership Exchange Program’. Ce programme d’échange permet d’envoyer, pour une courte durée, un consultant dans l’une des agences partenaires afin de découvrir leurs méthodes de travail et d’échanger sur les meilleures pratiques. C’est dans ce contexte que je suis parti pendant une semaine à Berlin chez navos, une agence de communication et d’affaires publiques qui se caractérise par sa volonté d’engager un dialogue constructif et de qualité.

Tout au long de mon séjour au sein de cette agence, une phrase m’est constamment revenue en tête : « Same but different ». « Same » pour le type de dossiers traités, pour l’approche et la manière de répondre aux besoins des clients, mais en même temps souvent « different » dans les nuances à y apporter. Cette constatation était tellement flagrante à mes yeux qu’utiliser cette phrase anglophone pour décrire mon séjour me paraissait être une évidence même.

Merci à navos pour l’accueil chaleureux !

À mon retour, quel n’a pas été mon étonnement en découvrant que ma collègue Ariane Goossens avait utilisé l’exacte même expression pour décrire son séjour un an plus tôt dans l’agence PLMR à Londres, dans le cadre du même programme. Mais à plus y réfléchir, c’est finalement assez évident. Heureusement que les agences de la GCA se retrouvent entièrement dans le travail des autres. Le réseau rassemble des agences indépendantes actives dans le même secteur d’activité, que nous décrivons chez Whyte comme étant du « Corporate Affairs », c’est-à-dire une intégration des affaires publiques et de la communication corporate. Exerçant le même métier, il est naturel que l’on se retrouve dans le travail des autres agences. Au-delà de ça, on se retrouve aussi entièrement dans la manière de travailler de celles-ci car le professionnalisme est au cœur de la philosophie du réseau.

En définitive, il est aussi normal que dans ces similitudes nous trouvions des différences. Nous devons même nous en réjouir. En effet, chaque agence a sa propre identité et évolue dans un contexte spécifique. Nous parlons donc en quelque sorte la même langue, mais avec parfois des accents différents. C’est grâce à cette diversité que nous pouvons le mieux apprendre l’un et de l’autre au sein du réseau : les similitudes nous confortent dans notre approche et les petites différences nous font réfléchir sur la manière d’améliorer davantage nos services.

Les principales singularités que j’ai pu observer découlent majoritairement d’un seul fait : un contexte géopolitique très différent. L’Allemagne est en effet 12 fois plus grande géographiquement que la Belgique, et le montant de ses exportations étant près de 5 fois plus élevé, le terrain de jeu n’est assurément pas le même.

Parade militaire pour la visite officielle de Boris Johnson

La première singularité est qu’il y a davantage de multinationales dont le siège principal se trouve en Allemagne par rapport à la Belgique. Cet aspect n’a pas nécessairement un impact sur les clients des deux agences, mais bien sur les tâches qui sont confiées à celles-ci. Les représentations nationales des entreprises vont naturellement se concentrer sur des projets nationaux. Les sièges internationaux d’entreprises vont cependant plus souvent faire appel à une agence pour les conseiller au niveau national, mais aussi pour coordonner l’approche et la stratégie au niveau international.  Il arrive souvent que ce genre de tâches soit confié à Whyte, mais il fût tout de même très intéressant d’observer à quel point cette approche est intégrée dans la structure de navos.

Le deuxième élément frappant est une conséquence directe de la différence entre les deux systèmes politiques. En Belgique, lorsque notre gouvernement fédéral n’est pas en affaires courantes, les pouvoirs sont très centralisés au sein du gouvernement. Le rôle du parlement n’est certainement pas à minimiser mais celui-ci reste tout de même, dans une certaine mesure, centré sur le contrôle de l’action gouvernementale. Au niveau des régions, la dynamique est la même, mais pour d’autres compétences (et avec des périodes d’affaires courantes nettement plus réduites). En Allemagne, les Länder jouent aussi un rôle primordial, mais au cœur de la politique nationale. Beaucoup se joue au niveau du parlement et le gouvernement devra constamment veiller à pouvoir y dégager un consensus. Cette différence de structure a un impact conséquent sur les stratégies en affaires publiques. Si les stratégies ne peuvent pas toujours s’appliquer d’un pays à l’autre, des actions différentes peuvent certainement être une source d’inspiration.

Visite du Bundestag avec Hilmar Girnus (navos) et Hannes Wiesel (assistant parlementaire)

Enfin, la troisième particularité résulte de la différence de culture. Même si nos deux pays sont voisins et avec des cultures relativement similaires, des nuances subsistent. Les débats qui vont vivre dans un pays ne sont pas les mêmes que dans l’autre. La communication d’une entreprise doit donc pouvoir s’adapter à ce contexte pour être en phase avec l’opinion publique. En tant que consultants, il est essentiel de suivre les différentes tendances et d’être au courant des débats publics qui vivent au sein de notre pays, ainsi qu’au-delà de nos frontières.

Berlin, une ville éclectique

En résumé, cette expérience fut donc très enrichissante. Il est très inspirant de voir une autre équipe travailler sur d’autres dossiers, et cela donne beaucoup d’idées sur comment mieux servir les intérêts de nos clients. Mais tout cela n’a été possible que grâce à l’opportunité offerte par Whyte d’y participer et à l’accueil très chaleureux que navos m’a réservé. Je tiens donc à tous les remercier chaleureusement pour avoir rendu cette expérience possible. Et je recommande vivement à quiconque en a l’opportunité de participer à ce type d’échange d’idées et de bonnes pratiques !

Les soirées d’été à Berlin

 

ByAmédée de Radzitzky

A week in Berlin. Or how context defines our business.

As a member agency of the Global Communication Alliance (GCA), a network of independent agencies around the world, Whyte Corporate Affairs takes part in the Leadership Exchange Program. This program allows a consultant to be detached to one of the partner agencies for a short period of time to discover their working methods and to exchange best practices. In this context, I spent a week in Berlin at navos, a communication and public affairs agency that is characterized by its willingness to engage in dialogue.

Throughout my stay at navos, one expression constantly came to mind: “Same same but different”. “Same” as far as the type of files, the approach and the way to meet the clients’ needs are concerned, but often “different” in the nuances. This phenomenon was so glaring that using this expression to describe my stay seemed to be an obvious choice.

Thanks to navos for the warm welcome!

When I returned, however, I was surprised to discover that my colleague Ariane Goossens had used the exact same expression to describe her stay at PLMR in London, one year earlier, in the context of the same exchange program. On second thought, it does make sense. Fortunately, GCA agencies can easily relate to each other’s work. The network brings together independent agencies active in the same sector of activity, which we describe at Whyte as “Corporate Affairs”, meaning public affairs and corporate communication. Active in the same field, it is natural that we find ourselves in the work of other agencies. Beyond that, we find ourselves entirely in the way of working of other agencies because professionalism is at the heart of the network’s philosophy.

In the end, it is also normal that, in these similarities, we find differences. We should even be pleased about that. Indeed, each agency has its own identity and operates in a specific context. We speak the same language, but sometimes with different accents. It is through this diversity that we can best learn from each other within the network. The similarities confirm our approach and the small differences make us think about how to further improve our services.

Most peculiarities I have observed result from one single fact: a very different geopolitical context. Germany’s territory is indeed 12 times larger than Belgium’s. Germany’s exports are almost 5 times higher. The playing field therefore is quite different.

Military parade for Boris Johnson’s official visit

The first peculiarity is that, comparing to Belgium, more multinationals have their international headquarters based in Germany. This aspect does not necessarily have an impact on the clients of the two agencies, but rather on the tasks entrusted to them. Companies’ national representatives will naturally focus on national projects. However, their international headquarters will more often contract an agency to both advise them at the national level and coordinate the approach and strategy beyond national borders. Though this kind of task is often entrusted to Whyte, it was still very interesting to discover to what extent it is integrated into navos’ structure.

The second striking element is a direct consequence of the difference between the two political systems. In Belgium, at the federal level, powers are highly centralized within the government, when not in ‘caretaker’ mode. The role of the parliament is not to be minimized, however, it remains focused on monitoring the actions of the government. At the regional level, the dynamics are the same, but for other responsibilities (and with significantly shorter ‘caretaking’ periods). In Germany, the Länder also play a key role, though it has a higher impact at the national level. Much is at stake at the parliamentary level and the government constantly has to ensure that it can reach a consensus. This difference in structure has a significant impact on the public affairs strategies. While strategies cannot always be applied from one country to another, different actions can certainly be a source of inspiration.

Visit of the Bundestag with Hilmar Girnus (navos) and Hannes Wiesel (parliamentary assistant)

Finally, the third singularity results from the difference in culture. Even if we are from neighbouring countries with relatively similar cultures, nuances remain. The debates that will live in one country might not in the other. A company’s communication must therefore be able to adapt to this context in order to be in tune with the public. In the role of consultant, it is important to follow the different trends and be aware of the debates that are taking place within our country, but also beyond our borders.

Berlin’s eclecticism

This experience has been very enriching. It is truly inspiring to see another team working on other files, and it gives a lot of ideas on how to better serve our clients. Of course, this was only possible thanks to the opportunity offered by Whyte to participate in this exchange program and navos’ very warm welcome. I would therefore like to thank all of them for making this experience possible. And I highly recommend it to everyone who has the opportunity to take part in this kind of exchange of ideas and best practices!

Some summer evening fun in Berlin

ByCharline Desmecht

Public Affairs tijdens regeringsvormingen

De Duitstalige Gemeenschap klaarde de regeringsvormingsklus al 2 dagen na de verkiezingen, met een hernieuwing van de vorige coalitie.

In het Brussels Gewest duurde het 52 dagen om met 6 partijen een traject voor de komende 5 jaar uit te tekenen en 8 regeringsleden uit te kiezen – 5 Franstaligen, 3 Nederlandstaligen. In eenzelfde beweging werd ook een akkoord gevonden voor de uitvoerende organen van de Vlaamse, Franse en Gemeenschappelijke Gemeenschapscommissies. De socialisten en de groenen hebben elk hun zogenaamde zusterpartij aan boord, en OpenVLD en Défi vullen het plaatje aan. Van deze lichte asymetrie ligt niemand in Brussel nog wakker. Eerst bekeken de taalgroepen apart met wie ze hun deel van de regering wilden opvullen, en dan begonnen ze samen te onderhandelen. Met hulp van buiten het Gewest kwam er nog een poging om de MR in extremis aan boord te duwen maar dat werd kordaat afgeblokt: in Brussel denkt men op zijn Brussels, en dat is 30 jaar na de oprichting van het Gewest een duidelijk teken van volwassenheid.

De volgende in de rij die met een regeerakkoord en een regering konden pronken waren het Waals Gewest en de Fédération Wallonie-Bruxelles, 106 dagen na de verkiezingen. De parlementen overlappen elkaar (met uitzondering van de Franstalige Brusselaars die niet in het Waals parlement zetelen) maar de regeringen zijn volledig gescheiden: 2 Ministers-Presidenten dus, en een regering van respectievelijk 8 en 5 Ministers. De mislukte poging om een minderheidsregering te vormen, met de klaproos als symbool en met de inbreng van de “société civile”, zorgde ervoor dat de echte onderhandelingen pas begin juli echt van start gingen. Uiteindelijk werd de deadline van het begin van het parlementair jaar net gemist, maar het akkoord was er wel op tijd voor de Waalse feesten die op 14 september van start gingen!

Het laatste regeerakkoord dat tot nu toe werd gesloten is dus dat van de Vlaamse regering, 127 dagen na de verkiezingen. Uiteindelijk werd de vorige coalitie verdergezet, maar de evenwichten tussen de partijen en de gezichten die de regering bevolken kenden belangrijke veranderingen, net als de inhoudelijke klemtonen. Het parcours van die regeringsvorming was een stuk delicater dan in de andere deelstaten, met dank aan de hete adem van het Vlaams Belang en de verschillende onderhandelings- en positioneringsstrategieën die hierdoor ten tonele werden gedragen. Opvallend was ook de lange landing voor die onderhandelingen, die uiteindelijk meer dan twee weken op zich liet wachten nadat de “laatste rechte lijn” was ingegaan, wat het gevolg was van de vele spanningen tussen de partijen rond de tafel, maar ook binnen de partijen zelf. En dan was er nog de perceptie dat het werk niet helemaal af was, omdat de oppositie bij de regeringsverklaring onmiddellijk ook de begrotingstabellen opeiste.

En het federale niveau dan? Neem alle ingrediënten die aanleiding gaven tot complexiteit bij de deelstaten, schud ze door elkaar, breng ze op smaak met op til staande voorzittersverkiezingen, voeg er zachtjes de herinnering aan het record van 18 maanden lopende zaken in 2010-2011 aan toe, kruid met het “trauma” van een regering zonder meerderheid in de Nederlandse taalgroep, verhit met verklaringen op Twitter, in kranten en in televisieprogramma’s. En wacht geduldig op het resultaat.

Moeten wij als Public Affairs professionals ondertussen languit achteruit leunen? Uiteraard niet. Met enige nostalgie kunnen we zelfs terugdenken aan de langste regeringsvorming ooit (541 dagen), toen zich een volledig nieuw speelveld ontplooide: een buitengewoon ‘activistisch’ parlement bracht toen een ongekende dynamiek op gang – zowel voor politici als lobbyisten. Ongehinderd door een coalitieakkoord kunnen schakelen met wisselende meerderheden: het leverde ongezien vuurwerk op.

Tijdens een regeringsvorming, hoe lang ook, blijven Public Affairs een kunst op zich. Het gaat er dan zowel om contact te houden met de onderhandelaars, als met het team dat de lopende zaken voor zijn rekening neemt. Wat dat laatste betreft lijkt de pragmatische trend in het omgaan met de lopende zaken –  terecht – te worden voortgezet: volledig nieuwe regeringsinitiatieven kunnen duidelijk niet door de beugel, maar er zijn budgetaire contraintes en alles wat via het parlement loopt kan doorgaan want op dat vlak is de democratische controle gewaarborgd. En als het over de onderhandelingen gaat is het heel belangrijk om de vinger aan de pols te blijven houden: een magisch zinnetje in een regeerakkoord kan veel betekenen voor de resultaten die tijdens de legislatuur nagestreefd zullen worden. Het klimaat van de regeringsvorming zegt ten slotte ook veel over de sfeer die uiteindelijk in de regering zal heersen. Deze tussenperiode is dus een des te uitdagendere context om te begrijpen en te benaderen. Dat volgen wij zo goed mogelijk op.

ByJoran Lauwers

SMS-bombardement – of hoe een bom leggen onder impactvolle lobbying

Politieke uitschuiver van Minister Schauvliege of niet… In het kader van een guerillacampagne een minister dagenlang langs alle mogelijke kanalen bestoken met duizenden – vaak niet al te flatterende – berichten van kwade burgers, het stemt tot nadenken. Noem het activisme, noem het cyberbullying of noem het, met een hip woord, ‘doxing’. Maar het valt in ieder geval niet onder de noemer professionele lobbying (of ‘Public Affairs’).

De cocktail van oprukkende sociale media en een traditioneel erg toegankelijke Belgische politieke cultuur zorgen ervoor dat belangengroepen, NGO’s en bedrijven over een breed speelveld beschikken om op het beleid te wegen.  Sommige politici maken zelfs heel actief reclame voor hun persoonlijk nummer, als blijk van hun toegankelijkheid voor de burger. Wie herinnert zich nog de ‘Allo Flahaut’ campagne? Ook in andere landen blijkt het ‘call your MP’ principe een courante techniek te zijn.

Impact hebben op het beleid: het lijkt dus makkelijker dan ooit. Toch blijven er een aantal spelregels gelden, om ervoor te zorgen dat het ook iets oplevert. Laten we even een paar basisprincipes van Public Affairs in herinnering brengen:

  • Bespeel de juiste kanalen. Een minister aanspreken is in België niet zo moeilijk. Toch is het steeds belangrijk om een boodschap de juiste richting uit te sturen. Rechtstreekse telefoontjes en SMS-berichtjes zijn daarbij allesbehalve ‘the way to go’. Identificeer liever de juiste beleidsmedewerker en bouw langs die weg een duurzaam contact op.
  • Quality over quantity. Het is voor een minister onmogelijk om met iedereen in dialoog te gaan bij een stortvloed aan individuele berichten. Een ‘sms-bombardement’ heeft hoe dan ook gevolgen voor het privéleven van de persoon in kwestie waarmee je veel afbreekt en weinig opbouwt. Investeer liever in een inhoudelijk overtuigende boodschap met duidelijke aanknopingspunten en oplossingen voor het beleid.
  • Speel op de bal, niet op de man/vrouw. Persoonlijke aanvallen zijn volledig uit den boze. Een minister, en bij uitbreiding alle politici, zijn natuurlijk ook mensen met gevoelens. Respect en empathie zijn belangrijk wanneer je een boodschap wil overbrengen, ook al verschil je van mening. Een van de belangrijkste regels van de Public Affairs professional: wees ten allen tijde professioneel.
  • Wees constructief. Wanneer je een bepaalde problematiek onder het licht brengt, zorg er dan voor dat je gegronde argumenten aanreikt en daar ook meteen een oplossing aan verbindt. Politici hebben niet altijd alle antwoorden klaarliggen en staan open voor feedback of suggesties. Toon begrip voor de positie van een politicus en werk naar aanknopingspunten toe. Public Affairs is een win-win verhaal.  

De essentie van deze zaak: verval niet in het gemak van massale kritiek. Onze politici zijn gepassioneerde mensen met een eigen visie en overtuiging. Hen beïnvloeden is ‘part of the game’ – zolang het maar op een ethische, deontologische en professionele manier gebeurt.

Joran Lauwers – Associate Consultant

ByPhilip Naert

The municipal elections are behind us. What now? Here are 5 tips for PA professionals

It has already been a week since the municipal elections took place, but their effects are still rumbling on. Local coalitions have been formed, apart from a number of big cities in which such matters traditionally take a little longer. In any case, a content-based phase, during which the new municipal coalitions are writing their governance programme for the coming six years, is now starting.

At the national party headquarters, the focus is already on the federal, regional and European elections of May 2019. The trends in the local elections can give us an idea of what to expect next year. In Flanders, right-wing parties can be expected to consolidate their position. The N-VA, CD&V and Open Vld are well positioned to campaign for the national elections. In addition, the breakthrough of Groen should of course be noted, and it’s a factor that must be taken into account in the future.

In Brussels and Wallonia, the political landscape seems to be evolving ever more towards a dominant left-wing political landscape with the PS, Ecolo and PTB as the leading parties. The MR appears to be suffering from its participation in the federal government, and the humanists of cdH are losing ground as well.

If these trends are confirmed in the federal and regional elections of May, the formation of a federal coalition may possibly turn out to be a political challenge, given that the Flemish and French-speaking political landscapes are more opposed than ever.

The question now is: how all this is going to impact your public affairs activities. Here are 5 tips to help you:

  1. If you want to address certain issues related to large municipalities, it is preferable to get in touch with the local negotiating teams now in order to suggest concrete policy measures.
  2. With a few exceptions, the national party secretariats have already made quite good progress in drafting their election programmes for next year. Therefore, be sure not to wait any longer to contact study centres with inspiring and clearly explained ideas and proposals.
  3. It is important not to target only majority parties. It is obvious that the green parties deserve special attention, as well as the PS in French-speaking Belgium.
  4. For each party, also identify a number of leading voices in Parliament. In the case of a government formation dragging on, they can play an important role in shaping dossiers through Parliament.
  5. Finally, now is the time to gradually map out who could be part of the negotiating teams during the federal and regional governmental negotiations of next year. This is mostly a mix of cabinet employees, experts from study centres and specialised Members of Parliament.
ByPhilip Naert

Gemeenteraadsverkiezingen achter de rug. Wat nu gedaan? 5 tips voor de PA-professional

De gemeenteraadsverkiezingen liggen alweer een week achter ons, maar zinderen nog na. Lokale coalities zijn gesmeed, buiten een aantal grote steden waar dit traditioneel meer tijd vraagt. Sowieso start nu een inhoudelijke fase waarbij de nieuwe bestuursmeerderheden een bestuursprogramma schrijven voor de komende 6 jaar.

In de nationale partijhoofdkwartieren is de blik reeds gericht op de federale, regionale en Europese verkiezingen van mei 2019. De tendensen van de lokale verkiezingen kunnen ons iets leren over wat ons te wachten staat volgend jaar. In Vlaanderen kan je stellen dat de rechtse partijen consolideren. N-VA, CD&V en Open Vld zijn goed gepositioneerd om de campagne voor de nationale verkiezingen te starten. Daarnaast is natuurlijk de groei van Groen te noteren. Een factor waarmee rekening moet gehouden worden.

In Brussel en Wallonië lijkt het politieke landschap meer en meer te evolueren naar een dominant links politiek landschap met PS, Ecolo en PTB als leidende partijen. MR lijkt te lijden onder haar deelname aan de federale regering en ook de humanisten van cdH verliezen terrein.

Als dezelfde trends worden bevestigd bij de federale en regionale verkiezingen van mei, dan wordt de federale coalitievorming mogelijks een politieke beproeving, aangezien de politieke landschappen aan Vlaamse en Franstalige zijde meer dan ooit tegengesteld zijn.

De vraag is hoe dit alles uw public affairs activiteiten beïnvloedt. Hierbij alvast 5 tips.

  1. Indien u bepaalde onderwerpen van grootstedelijk belang wil aankaarten, dan treedt u best nu in contact met de lokale onderhandelingsteams om concrete beleidsmaatregelen te suggereren.
  2. De nationale partijsecretariaten zijn al naar gelang het geval vrij goed opgeschoten met het uitschrijven van hun verkiezingsprogramma’s voor volgend jaar. Wacht dus zeker niet langer om de studiediensten te zien met inspirerende en helder uitgelegde ideeën en voorstellen.
  3. Hierbij is het van belang om niet enkel de huidige meerderheidspartijen te beogen. Het moge duidelijk zijn dat de groene partijen bijzondere aandacht verdienen, naast in Franstalig België de PS.
  4. Identificeer per partij ook een aantal sterkhouders in het parlement. Bij een lang aanslepende regeringsvorming kunnen zij mogelijks een belangrijke rol spelen om via het parlement dossiers vorm te geven.
  5. Tot slot kan nu ook stilaan in kaart gebracht worden wie deel zou kunnen uitmaken van de onderhandelingsteams van de federale en regionale regeringsonderhandelingen van volgend jaar. Dit is meestal een mix van cabinettards, experten van de studiediensten en gespecialiseerde parlementsleden.
ByPhilip Naert

Regard sur les élections communales : Que faire maintenant ? 5 conseils pour les professionnels en affaires publiques

Cela fait déjà une semaine que les élections communales ont eu lieu mais elles sont encore dans tous les esprits. Les coalitions sont formées, sauf pour quelques grandes villes où traditionnellement elles mettent plus de temps à se mettre en place. Quoi qu’il en soit, une phase de fond s’amorce, au cours de laquelle les nouveaux conseils communaux vont rédiger leur programme pour les six prochaines années.

Aux sièges des principaux partis, tous les regards sont déjà tournés vers les élections fédérales, régionales et européennes de mai 2019. Les tendances des élections communales peuvent déjà nous apporter des enseignements sur les résultats à attendre l’année prochaine. En Flandre, on peut s’attendre à ce que les partis de droite consolident leur position. N-VA, CD&V et Open Vld se sont bien positionnés pour aborder la campagne des élections fédérales. En outre, il faut noter la percée de Groen, un facteur qu’il faudra prendre en compte à l’avenir.

A Bruxelles et en Wallonie, le paysage politique s’oriente de plus en plus vers la gauche avec des partis comme le PS, PTB et Ecolo qui prennent le pouvoir. Le MR, quant à lui, semble souffrir de sa participation au gouvernement fédéral, et les humanistes du CDH perdent également du terrain.

Si les tendances se confirment lors des élections fédérales et régionales en mai, la formation d’une coalition fédérale pourrait devenir un défi politique, vu les paysages politiques francophones et néerlandophones qui s’opposent plus que jamais.

La question est de savoir comment tout cela affecte vos activités en affaires publiques. Voici déjà 5 conseils.

  1. Si vous voulez aborder certaines questions liées aux grandes communes, il est préférable de contacter dès maintenant les équipes de négociation locales pour proposer des mesures politiques concrètes.
  2. Les secrétariats des partis ont déjà assez bien avancé, sauf exception, dans la rédaction de leurs programmes électoraux pour l’année prochaine. Ne perdez plus une seconde pour rencontrer les centres d’étude avec des propositions innovantes et clairement expliquées.
  3. Il est également important de ne pas penser qu’aux partis majoritaires. Il est clair que les partis écologistes méritent une attention particulière, en plus du PS en Belgique francophone.
  4. Identifiez par parti un certain nombre de figures au Parlement. Dans le cas d’une longue période de formation du gouvernement, ils peuvent jouer un rôle important dans l’élaboration des dossiers au Parlement.
  5. Enfin, il est peu à peu possible de déterminer qui pourrait faire partie des équipes de négociations pour la formation d’une coalition aux gouvernements fédéraux et régionaux l’année prochaine. Il s’agit généralement d’un mélange de cabinettards, d’experts des centres d’études et de parlementaires spécialisés.
ByOlivier Henry

Lobbyist: a legitimate profession!

Working for a couple of months now in a corporate affairs firm, I often find it difficult to explain what exactly this job entails without resorting to an English-language term that almost sounds like a dirty word: lobbyist. Quite honestly, the term is often associated with an obnoxious individual prepared to do anything to get what he or she wants. This, combined with my past as a federal member of parliament and my largely political social circle, means I am often seen as having switched allegiances and gone over to the dark side of the force.

But what is the reality of the situation? What exactly does a lobbyist do? Does the profession have its own specific ethics? Is lobbying a necessary evil?

Professional experience

As a result of a meeting in London and an overwhelming need for a change of scenery, I discovered the world of consulting, joining the Belgian Agency Whyte Corporate Affairs, a new environment that touches on the worlds of economics, media, institutions and politics.

However, it is difficult to explain exactly what my job involves. To keep things simple, I have gotten into the habit of telling people that I am in “communications” – so not the traditional type, but the business variety. This enables me to give a more French-language slant to the term “corporate affairs”, which remains a somewhat vague concept for any self-respecting French speaker.

However, if there is one thing that you should know about lobbyists it is that they use a particular language that is all too often anglicised. It is therefore not uncommon to hear in Flemish or French-speaking meetings sentences such as: “Following a reco for his CSR programme, we had to organise a dry run for an elevator pitch so that he could get to the point and explain the targets of the assignment to his management and determine the next steps to be put in place to achieve the turn the page required in a win-win context”. A tad confusing, isn’t it?

Beyond the idiomatic language barrier, how can the profession of consultant, generally, and that of lobbyist, in particular, be defined?

First of all, what is a consultant? It is someone who, given his or her past experience or area of activity, provides advices to his or her clients, formulates recommendations, draws up action plans, ensures they are implemented, etc.

What about a public affairs consultant, or lobbyist? Specialising in the public domain, these professionals champion the interests, and sometimes the reputation, of certain companies and organisations among political decision-makers of all stripes. It is a profession with no shortage of practitioners: a city like Brussels has between 20,000 and 30,000 lobbyists!

Whether or not they are active on the European institutions front, lobbyists are indeed tasked with championing the interests of their clients. In reality, what I do, first and foremost, is communicate, with the objective of helping my clients to clarify or provide additional perspectives to politicians and other stakeholders. A line we never cross is forcing them to compromise on their values and choices.

You need to understand the subtle difference between wanting to impose a particular point of view and enabling those you are dealing with to be properly informed so that they can, ultimately, make the best possible decision.

Perhaps because I have also been influenced by more than 10 years of experience in ministerial offices, today I regard each of my clients as a Minister for whom I am the principal private secretary, budget adviser, cabinet secretary, special advisor, etc. My role is to ensure that they have all necessary information at their disposal in order to be able to achieve their objectives and that everything runs smoothly. The work is both interesting and exciting!

A necessary “evil”?

Is it normal that companies and organisations are obliged to use intermediaries to make their voices heard? Is it necessary to cry wolf whenever lobbyists in suits and ties are spotted wandering the corridors of parliaments?

In my opinion, it is more important to ensure that our decision-makers are as best informed as possible in order to make the best decisions in the broadest possible interest. To do this, it is essential that they have heard all points of view before making their decision.

Lobbying does therefore serve a purpose and is a legitimate profession, provided that its primary objective is to genuinely enhance the knowledge of decision-makers and that it refrains from any form of undue influence. In this respect, the profession operates within a framework and has its own code of ethics. BEPACT (Belgian Public Affairs Community) has drawn up a code for its members based on the principles of transparency, integrity and respect.

Moreover, the Parliamentary Commission on Political Renewal also takes this approach. It has, in fact, provided that lobbyists who want to actively engage with members of parliament will be required to register with the Parliament and clearly state the interests that they are representing.

So, is lobbyist a dirty word? Or is it, in fact, a legitimate, fascinating profession that is crucial for communication between all stakeholders in an issue?

Olivier Henry
Senior Consultant

ByOlivier Henry

« Lobbyiste » : un métier à part entière !

Engagé depuis quelques mois dans une société de « corporate affairs », il m’est souvent très difficile d’expliquer en quoi consiste ce nouvel emploi sans devoir utiliser un anglicisme qui sonne presque comme un gros mot : « lobbyiste ». En effet, il est souvent associé à un odieux personnage prêt à tout pour arriver à ses fins. Ajouté à cela mon passé de parlementaire fédéral et mon entourage largement politique, il m’est souvent reproché d’être celui qui a retourné sa veste et qui est passé du côté obscur de la force.

Qu’en est-il vraiment ? Que fait exactement un lobbyiste ? Existe-t-il une éthique propre au métier ? Le lobbyisme est-il un mal nécessaire ?

Expérience personnelle

Suite à une rencontre à Londres et une grande envie de changer d’air, j’ai découvert le monde de la consultance en intégrant le cabinet belge Whyte Corporate Affairs, un nouvel environnement qui touche à la fois aux mondes économique, médiatique, institutionnel et politique.

Il est toutefois difficile d’expliquer en quoi consiste mon travail. J’ai pris l’habitude, pour faire simple, d’expliquer que je suis dans la communication, non pas traditionnelle, mais « d’affaires » me permettant de donner un sens français aux « corporate affairs » qui restent, pour tout francophone qui se respecte, un concept plutôt vague.

Or, s’il y a bien une chose qu’il faut savoir à propos du lobbyiste c’est qu’il s’exprime dans un langage spécifique et bien trop souvent anglicisé.

Il n’est pas ainsi rare d’entendre des phrases du genre : « A la suite d’une reco pour son programme CSR, on a dû organiser un dry run pour qu’il puisse, sur base d’un elevator pitch, aller to the point avec son management et leur faire comprendre les targets de la mission et les next steps à mettre en place pour réussir le turn the page nécessaire dans un cadre win-win ». De quoi en perdre son… latin, isn’t it?

Au-delà de la barrière idiomatique, comment définir le métier de consultant en général et de lobbyiste en particulier ?

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un consultant ? C’est quelqu’un qui, compte tenu de son expérience passée et son domaine d’activité, prodigue des conseils à ses clients, formule des recommandations, établit des plans d’actions, s’assure de leur mise en œuvre…

Et un consultant en « publics affairs » – ou lobbyiste – ? Spécialisé dans le domaine public, ce professionnel défend les intérêts, parfois la réputation, de certaines entreprises et organisations auprès des décideurs politiques de tous bords. Un métier loin d’être en pénurie : une ville comme Bruxelles compte entre 20.000 et 30.000 lobbyistes !

Qu’ils soient ou non actifs sur la scène des institutions européennes, les lobbyistes ont bien pour mission de défendre les intérêts de leurs clients. En réalité, je fais surtout et avant tout de la communication avec pour objectif d’aider mes clients à apporter un éclairage particulier ou supplémentaire aux hommes et femmes politiques et aux autres parties prenantes. Notre limite est de ne jamais les forcer à compromettre leurs valeurs et leurs choix.

Il faut en effet comprendre la nuance entre le fait de vouloir imposer un point de vue et celui de permettre à ses interlocuteurs d’être correctement informés pour pouvoir prendre, in fine, la meilleure décision possible.

Peut-être suis-je aussi influencé par une expérience de plus de 10 ans dans les cabinets ministériels, mais je considère aujourd’hui chacun de mes clients comme un ministre dont je serais à la fois le chef de cabinet, le conseiller budgétaire, le secrétaire de cabinet, le conseiller spécial… Ma mission est de m’assurer qu’ils disposent de toute l’information nécessaire pour pouvoir réaliser leurs objectifs et que tout se passe sans accroc. Un travail passionnant et excitant à la fois !

Un « mal » nécessaire ?

Est-il pour autant normal que les entreprises et les organisations doivent recourir à des intermédiaires pour pouvoir faire entendre leur voix ? Faut-il crier au loup lorsqu’on voit déambuler dans les couloirs des Parlements des lobbyistes en costume-cravate ?

À mon sens, il est plus fondamental de s’assurer que nos décideurs soient informés le mieux possible afin de prendre la meilleure décision et dans l’intérêt le plus général. Pour ce faire, il est primordial qu’ils aient entendu tous les points de vue avant de trancher.

Oui, le lobbying a donc sa raison d’être et est un métier à part entière, pour autant qu’il ait réellement pour vocation première d’enrichir les connaissances des décideurs et s’abstienne de toute forme d’influence illégitime. La profession est d’ailleurs encadrée et dotée d’un code de déontologie. BEPACT (Belgian Public affair community) a établi pour ses membres un code rédigé autour des principes de transparence, d’intégrité et de respect.

La commission parlementaire sur le renouveau politique va d’ailleurs dans ce sens. Elle a en effet prévu que les lobbyistes qui voudraient être actifs auprès des députés devront s’enregistrer auprès du Parlement et préciser clairement les intérêts qu’ils défendent.

Alors, « lobbyiste », un gros mot ? Ou bel et bien un métier à part entière, passionnant et essentiel à la communication entre toutes les parties prenantes d’un dossier ?

Olivier Henry
Senior Consultant

ByOlivier Henry

Opinion: Ils veulent tous être Macron!

Written by Olivier Henry, Senior Consultant, Whyte Corporate Affairs

Le séisme Macron est-il transposable en Belgique? On pourrait penser que le phénomène se limitera à la seule France, qu’une telle tornade n’est pas envisageable dans un pays comme le nôtre, que nous n’avons pas besoin d’un homme providentiel, que le modèle proportionnel nous protège d’un tel chamboulement, que les partis traditionnels existeront à jamais. Nous pouvons le penser mais en sommes-nous profondément convaincus?  Mais tout d’abord, c’est quoi exactement, ce phénomène Macron? Vous savez, cette comète qu’on regardait au loin, il y a plus d’un an et que personne, ou si peu de gens, ne voyait atterrir avec fracas sur la planète politique, renversant tout sur son passage en creusant ce que certains pourraient être tentés d’appeler, compte tenu du raz-de-marée législatif, une dictature éclairée.

Macron le conquérant

Petit rappel des faits. Un ministre se sentant trop à l’étroit dans un gouvernement où mener une réforme était encore plus difficile que de gagner un dixième titre à Roland-Garros pour Rafael Nadal.  Une vision très moderne de la société reposant sur la conviction que le clivage gauche-droite n’était plus le combat politique à mener. Une envie de transgression sans pareille d’un homme ayant connu le système de l’intérieur. Un mouvement En Marche! qui utilise les nouvelles technologies de réseautage tout en déployant une vraie politique de terrain délaissée par les partis traditionnels. Des meetings qui ressemblent plus à des concerts de rock où la star est prête à se casser la voix pour haranguer et motiver son public toujours plus nombreux, toujours plus séduit. Un second tour face au Front national et le risque assumé d’un débat télévisé qui aura permis de démontrer la vacuité du programme de Marine Le Pen. Une adversaire ne pouvant échapper aux coups de boutoir du puncheur Macron dont l’uppercut sur l’euro restera dans toutes les mémoires. Un soir de victoire immortalisé par cette photo de dos traversant les travées du Louvre pour aller rejoindre ses supporters.  Une descente des Champs Elysées en voiture militaire prédestinant une volonté jupitérienne de gérer la France. Un “troisième tour” législatif qui s’annonçait périlleux et qui permet finalement à La République en marche de se passer du Modem et d’obtenir une majorité absolue au Parlement.  Même si le président Macron est aujourd’hui confronté à la dure réalité de la gestion quotidienne d’un pays, son ascension fulgurante à la tête de la France restera comme une des plus belles conquêtes politiques de ces dernières décennies. Et la question peut donc être posée: un tel chamboulement est-il possible chez nous, dans la partie francophone du pays? L’avènement d’Emmanuel Macron et le triomphe de La République en marche suscitent évidemment des vocations au-delà des frontières de l’Hexagone. Quel homme politique ne se rêverait pas en homme providentiel, incarnant le renouveau politique tant attendu?

Les candidats au titre

Passons en revue les “candidats au titre”.  Benoît Lutgen pense certainement qu’avoir débranché la prise d’un gouvernement en plein exercice est suffisamment disruptif pour faire de lui le Macron wallon. Olivier Chastel pourrait également oser la comparaison en prétendant avoir contribué à enfin changer de paradigme politique en Région wallonne en excluant le Parti socialiste de la majorité où il siégeait de manière continue depuis plus de 30 ans.  Paul Magnette pourrait lui aussi prétendre à cette comparaison pour avoir voulu imposer en premier le décumul intégral au sein de son parti et surtout pour avoir choisi de se l’appliquer à luimême juste avant d’être déchu de son titre de ministre-président wallon.  Olivier Maingain pourrait-il remporter la mise? Il se joue actuellement de tous les pièges d’un changement de majorité bruxelloise et se permet de prendre la main dans une négociation qui n’en est pas une. Il va même jusqu’à proposer un nouveau programme de gouvernance qui a d’ores et déjà obtenu l’aval d’Ecolo/Groen et qui pourrait bientôt être soutenu par le PS bruxellois qui maintiendrait ainsi sa présence au gouvernement.  Conclusion? Difficile d’imaginer un de ces quatre protagonistes comme le digne représentant d’un renouveau politique alors qu’ils sont exposés sur tous les fronts médiatiques depuis au moins dix ou vingt ans! Mais que dire alors de ce Monsieur Hedebouw, Raoul, que personne ne connaissait voilà une paire d’années et dont le parti est aujourd’hui crédité dans un dernier sondage, pas tout à fait officiel, de plus de 25% des intentions de vote en Wallonie, laissant le Parti socialiste loin derrière à la troisième place. Hedebouw aussi a vu exploser sa cote de popularité et est désormais omniprésent dans les médias. Toutefois, il n’a pas démontré le charisme ou l’intelligence de Macron, et ses sorties populistes – et clivantes – font de lui une personnalité plus proche de Jean-Luc Mélenchon que de l’actuel Président. Et il devra rester attentif à la gestion de cet envol des intentions de vote: en France, les Insoumis n’ont pas réussi à transformer l’essai de leur succès à l’élection présidentielle.

Vers un nouveau paradigme?

Pourtant, en tout état de cause, une nouvelle offre politique pourrait parfaitement éclore en Wallonie et à Bruxelles. Les déceptions consécutives aux trop nombreuses révélations de ces derniers mois, même si elles ne touchaient finalement que quelques brebis galeuses, ont fortement affecté l’image et la perception du monde politique dans son ensemble. Nos citoyens, et tout particulièrement notre jeunesse, sont aujourd’hui en manque de fraîcheur, d’un nouveau courant emblématique, d’un personnage charismatique qui les dirigerait enfin clairement vers un nouveau futur, en attente d’une nouvelle pépite authentique haranguant les foules de propos enfin clairs, vrais et cohérents, définissant de manière simple un nouveau paradigme qui intégrerait les mutations de la troisième révolution industrielle. Il faudra peut-être encore du temps avant cette régénération. Espérons toutefois que cette attente ne verra pas vaincre les forces populistes qui ont déjà réussi leurs avancées en Angleterre ou aux Etats-Unis. Ils veulent tous être Macron et il n’y en aura certainement qu’un… Nous attendons toujours de le découvrir et qu’il se mette en marche!

Ils veulent tous être Macron! | L’Echo 09/08/2016

 

 

 

 

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