Public Affairs

ByOlivier Henry

Lobbyist: a legitimate profession!

Working for a couple of months now in a corporate affairs firm, I often find it difficult to explain what exactly this job entails without resorting to an English-language term that almost sounds like a dirty word: lobbyist. Quite honestly, the term is often associated with an obnoxious individual prepared to do anything to get what he or she wants. This, combined with my past as a federal member of parliament and my largely political social circle, means I am often seen as having switched allegiances and gone over to the dark side of the force.

But what is the reality of the situation? What exactly does a lobbyist do? Does the profession have its own specific ethics? Is lobbying a necessary evil?

Professional experience

As a result of a meeting in London and an overwhelming need for a change of scenery, I discovered the world of consulting, joining the Belgian Agency Whyte Corporate Affairs, a new environment that touches on the worlds of economics, media, institutions and politics.

However, it is difficult to explain exactly what my job involves. To keep things simple, I have gotten into the habit of telling people that I am in “communications” – so not the traditional type, but the business variety. This enables me to give a more French-language slant to the term “corporate affairs”, which remains a somewhat vague concept for any self-respecting French speaker.

However, if there is one thing that you should know about lobbyists it is that they use a particular language that is all too often anglicised. It is therefore not uncommon to hear in Flemish or French-speaking meetings sentences such as: “Following a reco for his CSR programme, we had to organise a dry run for an elevator pitch so that he could get to the point and explain the targets of the assignment to his management and determine the next steps to be put in place to achieve the turn the page required in a win-win context”. A tad confusing, isn’t it?

Beyond the idiomatic language barrier, how can the profession of consultant, generally, and that of lobbyist, in particular, be defined?

First of all, what is a consultant? It is someone who, given his or her past experience or area of activity, provides advices to his or her clients, formulates recommendations, draws up action plans, ensures they are implemented, etc.

What about a public affairs consultant, or lobbyist? Specialising in the public domain, these professionals champion the interests, and sometimes the reputation, of certain companies and organisations among political decision-makers of all stripes. It is a profession with no shortage of practitioners: a city like Brussels has between 20,000 and 30,000 lobbyists!

Whether or not they are active on the European institutions front, lobbyists are indeed tasked with championing the interests of their clients. In reality, what I do, first and foremost, is communicate, with the objective of helping my clients to clarify or provide additional perspectives to politicians and other stakeholders. A line we never cross is forcing them to compromise on their values and choices.

You need to understand the subtle difference between wanting to impose a particular point of view and enabling those you are dealing with to be properly informed so that they can, ultimately, make the best possible decision.

Perhaps because I have also been influenced by more than 10 years of experience in ministerial offices, today I regard each of my clients as a Minister for whom I am the principal private secretary, budget adviser, cabinet secretary, special advisor, etc. My role is to ensure that they have all necessary information at their disposal in order to be able to achieve their objectives and that everything runs smoothly. The work is both interesting and exciting!

A necessary “evil”?

Is it normal that companies and organisations are obliged to use intermediaries to make their voices heard? Is it necessary to cry wolf whenever lobbyists in suits and ties are spotted wandering the corridors of parliaments?

In my opinion, it is more important to ensure that our decision-makers are as best informed as possible in order to make the best decisions in the broadest possible interest. To do this, it is essential that they have heard all points of view before making their decision.

Lobbying does therefore serve a purpose and is a legitimate profession, provided that its primary objective is to genuinely enhance the knowledge of decision-makers and that it refrains from any form of undue influence. In this respect, the profession operates within a framework and has its own code of ethics. BEPACT (Belgian Public Affairs Community) has drawn up a code for its members based on the principles of transparency, integrity and respect.

Moreover, the Parliamentary Commission on Political Renewal also takes this approach. It has, in fact, provided that lobbyists who want to actively engage with members of parliament will be required to register with the Parliament and clearly state the interests that they are representing.

So, is lobbyist a dirty word? Or is it, in fact, a legitimate, fascinating profession that is crucial for communication between all stakeholders in an issue?

Olivier Henry
Senior Consultant

ByOlivier Henry

« Lobbyiste » : un métier à part entière !

Engagé depuis quelques mois dans une société de « corporate affairs », il m’est souvent très difficile d’expliquer en quoi consiste ce nouvel emploi sans devoir utiliser un anglicisme qui sonne presque comme un gros mot : « lobbyiste ». En effet, il est souvent associé à un odieux personnage prêt à tout pour arriver à ses fins. Ajouté à cela mon passé de parlementaire fédéral et mon entourage largement politique, il m’est souvent reproché d’être celui qui a retourné sa veste et qui est passé du côté obscur de la force.

Qu’en est-il vraiment ? Que fait exactement un lobbyiste ? Existe-t-il une éthique propre au métier ? Le lobbyisme est-il un mal nécessaire ?

Expérience personnelle

Suite à une rencontre à Londres et une grande envie de changer d’air, j’ai découvert le monde de la consultance en intégrant le cabinet belge Whyte Corporate Affairs, un nouvel environnement qui touche à la fois aux mondes économique, médiatique, institutionnel et politique.

Il est toutefois difficile d’expliquer en quoi consiste mon travail. J’ai pris l’habitude, pour faire simple, d’expliquer que je suis dans la communication, non pas traditionnelle, mais « d’affaires » me permettant de donner un sens français aux « corporate affairs » qui restent, pour tout francophone qui se respecte, un concept plutôt vague.

Or, s’il y a bien une chose qu’il faut savoir à propos du lobbyiste c’est qu’il s’exprime dans un langage spécifique et bien trop souvent anglicisé.

Il n’est pas ainsi rare d’entendre des phrases du genre : « A la suite d’une reco pour son programme CSR, on a dû organiser un dry run pour qu’il puisse, sur base d’un elevator pitch, aller to the point avec son management et leur faire comprendre les targets de la mission et les next steps à mettre en place pour réussir le turn the page nécessaire dans un cadre win-win ». De quoi en perdre son… latin, isn’t it?

Au-delà de la barrière idiomatique, comment définir le métier de consultant en général et de lobbyiste en particulier ?

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un consultant ? C’est quelqu’un qui, compte tenu de son expérience passée et son domaine d’activité, prodigue des conseils à ses clients, formule des recommandations, établit des plans d’actions, s’assure de leur mise en œuvre…

Et un consultant en « publics affairs » – ou lobbyiste – ? Spécialisé dans le domaine public, ce professionnel défend les intérêts, parfois la réputation, de certaines entreprises et organisations auprès des décideurs politiques de tous bords. Un métier loin d’être en pénurie : une ville comme Bruxelles compte entre 20.000 et 30.000 lobbyistes !

Qu’ils soient ou non actifs sur la scène des institutions européennes, les lobbyistes ont bien pour mission de défendre les intérêts de leurs clients. En réalité, je fais surtout et avant tout de la communication avec pour objectif d’aider mes clients à apporter un éclairage particulier ou supplémentaire aux hommes et femmes politiques et aux autres parties prenantes. Notre limite est de ne jamais les forcer à compromettre leurs valeurs et leurs choix.

Il faut en effet comprendre la nuance entre le fait de vouloir imposer un point de vue et celui de permettre à ses interlocuteurs d’être correctement informés pour pouvoir prendre, in fine, la meilleure décision possible.

Peut-être suis-je aussi influencé par une expérience de plus de 10 ans dans les cabinets ministériels, mais je considère aujourd’hui chacun de mes clients comme un ministre dont je serais à la fois le chef de cabinet, le conseiller budgétaire, le secrétaire de cabinet, le conseiller spécial… Ma mission est de m’assurer qu’ils disposent de toute l’information nécessaire pour pouvoir réaliser leurs objectifs et que tout se passe sans accroc. Un travail passionnant et excitant à la fois !

Un « mal » nécessaire ?

Est-il pour autant normal que les entreprises et les organisations doivent recourir à des intermédiaires pour pouvoir faire entendre leur voix ? Faut-il crier au loup lorsqu’on voit déambuler dans les couloirs des Parlements des lobbyistes en costume-cravate ?

À mon sens, il est plus fondamental de s’assurer que nos décideurs soient informés le mieux possible afin de prendre la meilleure décision et dans l’intérêt le plus général. Pour ce faire, il est primordial qu’ils aient entendu tous les points de vue avant de trancher.

Oui, le lobbying a donc sa raison d’être et est un métier à part entière, pour autant qu’il ait réellement pour vocation première d’enrichir les connaissances des décideurs et s’abstienne de toute forme d’influence illégitime. La profession est d’ailleurs encadrée et dotée d’un code de déontologie. BEPACT (Belgian Public affair community) a établi pour ses membres un code rédigé autour des principes de transparence, d’intégrité et de respect.

La commission parlementaire sur le renouveau politique va d’ailleurs dans ce sens. Elle a en effet prévu que les lobbyistes qui voudraient être actifs auprès des députés devront s’enregistrer auprès du Parlement et préciser clairement les intérêts qu’ils défendent.

Alors, « lobbyiste », un gros mot ? Ou bel et bien un métier à part entière, passionnant et essentiel à la communication entre toutes les parties prenantes d’un dossier ?

Olivier Henry
Senior Consultant

ByOlivier Henry

Opinion: Ils veulent tous être Macron!

Written by Olivier Henry, Senior Consultant, Whyte Corporate Affairs

Le séisme Macron est-il transposable en Belgique? On pourrait penser que le phénomène se limitera à la seule France, qu’une telle tornade n’est pas envisageable dans un pays comme le nôtre, que nous n’avons pas besoin d’un homme providentiel, que le modèle proportionnel nous protège d’un tel chamboulement, que les partis traditionnels existeront à jamais. Nous pouvons le penser mais en sommes-nous profondément convaincus?  Mais tout d’abord, c’est quoi exactement, ce phénomène Macron? Vous savez, cette comète qu’on regardait au loin, il y a plus d’un an et que personne, ou si peu de gens, ne voyait atterrir avec fracas sur la planète politique, renversant tout sur son passage en creusant ce que certains pourraient être tentés d’appeler, compte tenu du raz-de-marée législatif, une dictature éclairée.

Macron le conquérant

Petit rappel des faits. Un ministre se sentant trop à l’étroit dans un gouvernement où mener une réforme était encore plus difficile que de gagner un dixième titre à Roland-Garros pour Rafael Nadal.  Une vision très moderne de la société reposant sur la conviction que le clivage gauche-droite n’était plus le combat politique à mener. Une envie de transgression sans pareille d’un homme ayant connu le système de l’intérieur. Un mouvement En Marche! qui utilise les nouvelles technologies de réseautage tout en déployant une vraie politique de terrain délaissée par les partis traditionnels. Des meetings qui ressemblent plus à des concerts de rock où la star est prête à se casser la voix pour haranguer et motiver son public toujours plus nombreux, toujours plus séduit. Un second tour face au Front national et le risque assumé d’un débat télévisé qui aura permis de démontrer la vacuité du programme de Marine Le Pen. Une adversaire ne pouvant échapper aux coups de boutoir du puncheur Macron dont l’uppercut sur l’euro restera dans toutes les mémoires. Un soir de victoire immortalisé par cette photo de dos traversant les travées du Louvre pour aller rejoindre ses supporters.  Une descente des Champs Elysées en voiture militaire prédestinant une volonté jupitérienne de gérer la France. Un “troisième tour” législatif qui s’annonçait périlleux et qui permet finalement à La République en marche de se passer du Modem et d’obtenir une majorité absolue au Parlement.  Même si le président Macron est aujourd’hui confronté à la dure réalité de la gestion quotidienne d’un pays, son ascension fulgurante à la tête de la France restera comme une des plus belles conquêtes politiques de ces dernières décennies. Et la question peut donc être posée: un tel chamboulement est-il possible chez nous, dans la partie francophone du pays? L’avènement d’Emmanuel Macron et le triomphe de La République en marche suscitent évidemment des vocations au-delà des frontières de l’Hexagone. Quel homme politique ne se rêverait pas en homme providentiel, incarnant le renouveau politique tant attendu?

Les candidats au titre

Passons en revue les “candidats au titre”.  Benoît Lutgen pense certainement qu’avoir débranché la prise d’un gouvernement en plein exercice est suffisamment disruptif pour faire de lui le Macron wallon. Olivier Chastel pourrait également oser la comparaison en prétendant avoir contribué à enfin changer de paradigme politique en Région wallonne en excluant le Parti socialiste de la majorité où il siégeait de manière continue depuis plus de 30 ans.  Paul Magnette pourrait lui aussi prétendre à cette comparaison pour avoir voulu imposer en premier le décumul intégral au sein de son parti et surtout pour avoir choisi de se l’appliquer à luimême juste avant d’être déchu de son titre de ministre-président wallon.  Olivier Maingain pourrait-il remporter la mise? Il se joue actuellement de tous les pièges d’un changement de majorité bruxelloise et se permet de prendre la main dans une négociation qui n’en est pas une. Il va même jusqu’à proposer un nouveau programme de gouvernance qui a d’ores et déjà obtenu l’aval d’Ecolo/Groen et qui pourrait bientôt être soutenu par le PS bruxellois qui maintiendrait ainsi sa présence au gouvernement.  Conclusion? Difficile d’imaginer un de ces quatre protagonistes comme le digne représentant d’un renouveau politique alors qu’ils sont exposés sur tous les fronts médiatiques depuis au moins dix ou vingt ans! Mais que dire alors de ce Monsieur Hedebouw, Raoul, que personne ne connaissait voilà une paire d’années et dont le parti est aujourd’hui crédité dans un dernier sondage, pas tout à fait officiel, de plus de 25% des intentions de vote en Wallonie, laissant le Parti socialiste loin derrière à la troisième place. Hedebouw aussi a vu exploser sa cote de popularité et est désormais omniprésent dans les médias. Toutefois, il n’a pas démontré le charisme ou l’intelligence de Macron, et ses sorties populistes – et clivantes – font de lui une personnalité plus proche de Jean-Luc Mélenchon que de l’actuel Président. Et il devra rester attentif à la gestion de cet envol des intentions de vote: en France, les Insoumis n’ont pas réussi à transformer l’essai de leur succès à l’élection présidentielle.

Vers un nouveau paradigme?

Pourtant, en tout état de cause, une nouvelle offre politique pourrait parfaitement éclore en Wallonie et à Bruxelles. Les déceptions consécutives aux trop nombreuses révélations de ces derniers mois, même si elles ne touchaient finalement que quelques brebis galeuses, ont fortement affecté l’image et la perception du monde politique dans son ensemble. Nos citoyens, et tout particulièrement notre jeunesse, sont aujourd’hui en manque de fraîcheur, d’un nouveau courant emblématique, d’un personnage charismatique qui les dirigerait enfin clairement vers un nouveau futur, en attente d’une nouvelle pépite authentique haranguant les foules de propos enfin clairs, vrais et cohérents, définissant de manière simple un nouveau paradigme qui intégrerait les mutations de la troisième révolution industrielle. Il faudra peut-être encore du temps avant cette régénération. Espérons toutefois que cette attente ne verra pas vaincre les forces populistes qui ont déjà réussi leurs avancées en Angleterre ou aux Etats-Unis. Ils veulent tous être Macron et il n’y en aura certainement qu’un… Nous attendons toujours de le découvrir et qu’il se mette en marche!

Ils veulent tous être Macron! | L’Echo 09/08/2016

 

 

 

 

ByMartine Maelschalck

La formation des cabinets ministériels, ou comment recruter la garde rapprochée des ministres

Après une décennie à ne pouvoir placer qu’une poignée de ministres au fédéral, le MR, évincé des majorités régionales depuis 2004, s’est trouvé subitement confronté à un problème de luxe : où trouver de nouveaux ministres ? Et, plus complexe encore sur le plan numérique : comment remplir les cabinets ministériels d’attachés et de conseillers dévoués à la cause ?

Première étape : choisir les ministres. C’est la prérogative du président de parti et, dans le cas du MR depuis 2014, du Premier ministre. Pour désigner les membres d’une équipe qui ne sera aux manettes que pendant quelque 18 mois, les deux dirigeants libéraux n’ont pas voulu prendre de risques. Ils ont misé sur des valeurs sûres, quitte à ce que les heureux élus – 3 hommes sur 4, quinquas, austères – soient jugés peu glamour par l’opinion publique. Un mouvement amorcé l’an dernier, avec la nomination de François Bellot en remplacement de Jacqueline Galant. Sexagénaire, spécialiste des transports, ingénieur civil et diplômé de la prestigieuse ENA française, le ministre de la Mobilité devait rassurer par son profil de technocrate compétent. Que cette « grosse tête » soit restée aussi longtemps dans un relatif anonymat au sein de son parti, est d’ailleurs un mystère.
Pour le nouveau casting wallon, le MR a donc décidé de donner sa chance à une génération qui attendait son heure depuis plus de dix ans et qui a bien failli passer à la trappe en raison de la longue cure d’opposition du MR dans les Régions. En 2014, la nomination des ministres MR au gouvernement fédéral reflétait tant le désir de récompenser quelques fidèles grognards que celui de doser savamment les régions d’origine des nouveaux ministres, tout en tenant compte des courants qui traversent le MR (micheliens, reyndersiens, chrétiens du MCC…). Mais la crise de la gouvernance est passée par là. Et, avec elle, la méfiance grandissante de l’électeur à l’égard du politique. Pas question de se tromper : l’heure n’était pas aux coups médiatiques, aux néophytes, aux vedettes de la société civile. Surtout pour une mini-législature de 18 mois.
Les nouveaux ministres ont en commun d’être des personnalités qui ont déjà fait leurs preuves, qui ont rôdé leur connaissance des dossiers sur les bancs de l’opposition et qui ont démontré leur engagement au fil des années. C’est le cas du ministre-président Willy Borsus, un fidèle parmi les fidèles du clan Michel, ou de Valérie De Bue (Pouvoirs locaux, Logement, Infrastructures sportives), elle aussi « michelienne » convaincue. Mais désormais deux « reyndersiens » purs et durs, Pierre-Yves Jeholet (Economie, Emploi, Formation) et Jean-Luc Crucke (Budget, Energie, Aéroports), de surcroit régionalistes convaincus, ont accédé aux plus hautes marches du podium. Il est vrai qu’il aurait été délicat de les laisser de côté alors qu’ils ont assuré pendant 3 ans leur job de « pitbulls » dans l’opposition au Parlement wallon.

Un petit miracle
Deuxième étape : les cabinets ministériels. Au total, pour les quatre ministres MR du gouvernement wallon, c’est quelque 200 personnes qu’il va falloir engager, du chauffeur au directeur de cabinet, en passant par le responsable de la communication. A l’état-major du parti, c’est le branle-bas de combat. Comment réaliser ce petit miracle de constituer, à partir de rien et en quelques semaines – à la fin des grandes vacances, les cabinets devront être en ordre de marche – une équipe complète et opérationnelle ?
Paradoxalement, la difficulté n’est pas de trouver suffisamment de candidats : depuis que l’on sait que le MR revient aux affaires en Wallonie, les candidatures spontanées pleuvent au siège du parti et on fait chauffer les carnets d’adresses. Car un parti politique doit être toujours prêt à sauter dans le train en marche : les candidatures et les bons profils sont examinés tout au long de la législature et tenus à jour dans une base de données. C’est particulièrement important pour les profils de management : les chefs de cabinet, les responsables de projet… « Quand le noyau dur du cabinet est constitué, la dynamique se crée et on est étonné de voir comme le reste de l’équipe se forme rapidement », nous explique un fin connaisseur de ces processus.

Les compétences que l’on recherche pour les membres du « premier cercle » autour du ministre ? Un mélange d’expertise et de sens politique, conjugué – c’est un aspect qu’il ne faut pas négliger –, avec des compétences managériales. Il en faut, pour diriger et motiver une équipe de profils d’origines diverses et qui n’ont forcément jamais travaillé ensemble. Une bonne compréhension des processus de décision politiques est également un atout, surtout quand il ne reste que 18 mois pour engranger des résultats. C’est une des raisons pour lesquelles les ministres engagent finalement peu de gens venant directement du privé. Comment faire passer des assessments, comme dans les entreprises, alors qu’il n’y a pas de profil de fonction déterminé ?
D’une manière générale, les qualités exigées d’un membre de cabinet sont identiques quelles que soient les matières traitées : force de travail, disponibilité, capacité d’adaptation. Il n’est pas rare qu’un conseiller découvre le matin un dossier qu’il devra aller défendre le soir-même en réunion inter-cabinets.

Au moment de constituer le staff des cabinets, deux viviers seront particulièrement exploités : le recrutement interne et l’appel aux fonctionnaires. En interne, on va puiser parmi les attachés des groupes parlementaires, qui voient comme une promotion de « monter » dans un cabinet ministériel. Les fonctionnaires ont généralement l’expertise nécessaire. Encore faut-il qu’ils aient l’envie de plonger dans le tourbillon d’un gouvernement. Et qu’il y ait suffisamment de fonctionnaires étiquetés MR, ce qui n’est pas le cas à tous les niveaux de pouvoir. Car qui dit exclusion du pouvoir dit aussi extinction progressive des relais dans l’administration. Et les candidatures spontanées ? Elles sont surtout utiles pour les fonctions plus ‘junior’. Et justement, nous sommes en pleines vacances scolaires et de nombreux étudiants qui viennent de terminer leurs études en profitent pour envoyer leur CV.

Si le ministre a son mot à dire sur toute nomination au sein de son cabinet, il se repose généralement sur sa garde rapprochée pour constituer le reste de l’équipe. L’image des quatre ou cinq pionniers (le chef de cabinet, son adjoint, le secrétaire de cabinet qui fait office de DRH, le directeur de la communication…) errant dans des bureaux vides et téléphonant tous azimuts pour recruter un conseiller ou une réceptionniste n’a rien d’une caricature. Tous les « cabinettards » expérimentés vous parleront de ces quelques semaines de folie.
Dès la mi-août, les entourages seront constitués et le travail va véritablement (re)commencer. Désormais, tous ceux qui, au MR, pensaient à un portefeuille ministériel le matin en se rasant, ont obtenu satisfaction. Et des personnalités influentes satisfaites, pour un parti, c’est tout bénéfice à 18 mois des élections.   (Martine Maelschalck, Senior Advisor –  Whyte Corporate Affairs)

ByJoris Bulteel

At last, a debate about lobbying in Belgium

A lobby register for large-scale military purchases?

On 7 December, a hearing on lobbying took place in the Defence Commission. That was not by chance, because during this parliamentary term decisions are taken on some major military purchases. In Belgium, such large-scale procurement dossiers immediately call up a number of demons from the past – just think of the Agusta scandal or the so-called ‘Obussencontract’.

Specifically, the hearing was about a bill from the Groen and Ecolo environmental parties proposing to establish a transparency register. This public, online register would have to contain full details of contacts between decision-makers and lobbyists on major military purchases. Which policy-maker has contacts with which lobbyists; where, when, how and for how long they communicate with one another; what is discussed and what documentation is exchanged … In other words, a fair amount of detail.

As a lobbyist, I welcome this legislative initiative. Not because I agree entirely with the exact terms of this bill. But because it has another, important merit: for the first time, there seems to be room in Belgium for a suitably nuanced debate about lobbying.

Lobbying, essential for political decision-making

Those submitting the bill acknowledge the usefulness of lobbying. They admit that it is usual for decision-makers to seek advice and consult experts. “The more information is gathered, the better considered the decision will be.” And that is precisely what lobbying is about: it is a form of communication, whereby information is provided for policy-makers. No more, no less. Lobbyists act as the diplomats of the company or organisation they represent.

Of course, lobbying aims to defend specific interests. But for each lobby, there is a counter-lobby. Arguments for and against. It gives the policy-makers a full picture. So lobbying contributes towards the decision-making process. In times of ever greater complexity, this input has become essential. Lobbying does not impair the independence of the politician, who acquires the necessary understanding on the basis of all the information acquired, forms an opinion, tests ideas, builds support and is able to take a well-founded decision. So most politicians welcome this input.

Towards high-quality, ethically responsible lobbying

The Groen and Ecolo bill focuses on far-reaching registration. The aim is noble: maximum transparency. Registering lobbyists, as is the case at European level, can be a good thing. Taking the Dutch example, the idea of a ‘lobbying paragraph’ in law can even encourage policy-makers to consult on a sufficiently broad and balanced basis. However, the idea of detailed reports on the content of each conversation or contact raises questions. After all, diplomatic contacts or political negotiations are not held in public. Two risks emerge. Firstly: companies and other organisations may rein back on sharing expertise or ideas, which detracts from the quality of the policy. A second risk is that communication between policy-makers and stakeholders is driven down into an underground circuit. In both cases, the transparency register would result not in more, but in less transparency.

On the other hand, the bill does not go far enough, because it says nothing about deontology and it is limited to defence. And that is more than worth discussing. Lobbyists and politicians benefit from high-quality, ethically responsible lobbying. Lobbyists must abide by the basic rules of the profession, such as being transparent about the interests they represent, guaranteeing that the information they provide is accurate and demonstrating unconditional professionalism. Because yes, lobbying is a profession.

Joris Bulteel
Partner

ByJoris Bulteel

Eindelijk een debat over lobbying in België

Een lobbyregister voor grote legeraankopen?

Op 7 december vond in de Commissie Defensie een hoorzitting over lobbying plaats. Geen toeval, want in deze legislatuur wordt er beslist over enkele grote legeraankopen. In België roepen zo’n grote aankoopdossiers meteen enkele demonen uit het verleden op – denken we aan het Agustaschandaal of het obussendossier.

Precies onderwerp van de hoorzitting is een wetsvoorstel van Groen en Ecolo, dat voorziet in een transparantieregister. In dit publiek en online register zou je alle details moeten kunnen terugvinden over contacten tussen besluitvormers en lobbyisten inzake grote legeraankopen. Welke beleidsmaker heeft contact met welke lobbyisten; waar, wanneer, hoe en hoe lang communiceren ze met elkaar; wat wordt er besproken en welke documentatie wordt er uitgewisseld … Behoorlijk veel details dus.

Als lobbyist verwelkom ik dit wetgevend initiatief. Niet omdat ik het volledig eens ben met de precieze modaliteiten van het wetsvoorstel. Wel omdat het een andere, belangrijke verdienste heeft: voor het eerst lijkt er in België ruimte voor een genuanceerd debat over lobbying.

Lobbying, essentieel voor de politieke besluitvorming

De indieners van het wetsvoorstel erkennen het nut van lobbying. Ze geven aan dat het normaal is dat besluitvormers adviezen inwinnen en deskundigen raadplegen. “Hoe meer informatie wordt vergaard, hoe weloverwogener de beslissing zal zijn.” En dat is precies waar lobbying om gaat: het is een vorm van communicatie, waarbij aan beleidsmakers informatie wordt verstrekt. Niet meer, niet minder. Lobbyisten fungeren als de diplomaten van de onderneming of organisatie die ze vertegenwoordigen.

Natuurlijk is lobbywerk gericht op het verdedigen van specifieke belangen, maar voor elke lobby bestaat er wel een tegenlobby. Woord en wederwoord, het geeft beleidsmakers een volledig beeld. Lobbywerk draagt dus bij tot de besluitvorming. In tijden van alsmaar toenemende complexiteit, is deze input onontbeerlijk geworden. Lobbying doet geen afbreuk aan de onafhankelijkheid van de politicus, die op basis van alle verworven informatie de nodige inzichten verwerft, een mening vormt, ideeën aftoetst, draagvlak opbouwt en een gefundeerde beslissing kan nemen. De meeste politici zijn dan ook vragende partij voor deze input.

Richting kwaliteitsvol en deontologisch verantwoord lobbywerk

Het wetsvoorstel van Groen en Ecolo focust op een verregaande registratie. De doelstelling is nobel: maximale transparantie. Het registreren van lobbyisten, zoals het geval is op Europees niveau, kan een goede zaak zijn. Naar Nederlands voorbeeld kan de idee rond een ‘lobbyparagraaf’ in wetgeving zelfs een aanmoediging zijn voor beleidsmakers om voldoende breed en evenwichtig te consulteren. Het gedetailleerd rapporteren van de inhoud van elk gesprek of contact, roept echter vragen op. Diplomatieke contacten of politieke onderhandelingen voer je toch ook niet op de stoep? Twee risico’s dienen zich aan. Ten eerste: ondernemingen en andere organisaties kunnen op de rem gaan staan om expertise of ideeën te delen, wat nadelig is voor de kwaliteit van het beleid. Een tweede risico bestaat erin dat de communicatie tussen beleidsmakers en belanghebbenden naar een ‘underground’ circuit verdreven wordt. In beide gevallen zou het transparantieregister niet tot meer, maar tot minder transparantie leiden.

Anderzijds gaat het wetsvoorstel niet ver genoeg, omdat het niets zegt over deontologie en omdat het zich beperkt tot defensie. En dat is een debat meer dan waard. Lobbyisten én politici zijn gebaat bij kwaliteitsvol en deontologisch verantwoord lobbywerk. Lobbyisten moeten de basisregels van het vak respecteren, zoals transparant zijn over het belang dat ze vertegenwoordigen, garanderen dat ze correcte informatie verstrekken en onvoorwaardelijk blijk geven van professionalisme. Want jawel, lobbying is een vak.

Joris Bulteel
Partner

ByJoris Bulteel

Ondernemingen op het matje roepen, een goed idee?

Groen-Kamerlid Kristof Calvo diende deze week een opmerkelijk wetsvoorstel in.  Duidelijk geïnspireerd door het Caterpillar-dossier, wil hij bedrijven die een collectief ontslag aankondigen, kunnen verplichten om tekst en uitleg te geven in het parlement.  Een extra informatie- (of consultatie-?) verplichting in het kader van de wet-Renault.  Goed idee of steekvlampolitiek?  Enkele reflecties, zowel wat de wet-Renault betreft als de algemene relatie tussen politiek en bedrijfsleven.

De wet-Renault kwam tot stand om ‘brute’ aankondigingen zoals de sluiting van Renault Vilvoorde te vermijden: de primeur van de informatie gaat naar de ondernemingsraad of vakbondsafvaardiging.  Deze krijgen vervolgens de kans om, in het kader van een gereguleerd consultatieproces, vragen en alternatieven te formuleren.  Het opzet van deze wet is zonder meer nobel.  In de praktijk leidt het vaak tot gemengde gevoelens bij werkgevers, vakbondsafgevaardigden en –vooral– de betrokken werknemers, waar het uiteindelijk om draait.  Door de wet-Renault kunnen ondernemingen geen heldere (maar pijnlijke) beslissing aankondigen, maar worden ze verplicht om een ‘intentie’ op tafel te liggen.  Dit valoriseert de rol van de sociale partners maar heeft ook neveneffecten, die door werknemers soms als ‘pervers’ worden beleefd: ze worden gedurende een tijd (meestal enkele maanden) in een periode van onzekerheid gestort.  Wordt de intentie bevestigd? Over hoeveel ontslagen zal het uiteindelijk gaan? Ben ik betrokken of niet? Wat is de timing? Welk sociaal plan komt er?

De ironie van de zaak wil ook dat de kritiek van politici en andere stakeholders op collectieve ontslagen, vaak net verband houden met de verplichtingen van de wet-Renault.  Legio zijn de voorbeelden van ministers of burgemeesters die kwaad zijn omdat ze niet op voorhand op de hoogte werden gebracht (wat echter burger- en strafrechtelijk gesanctioneerd kan worden).  Regelmatig wordt de communicatie bekritiseerd omdat ze niet helder genoeg is en onzekerheid met zich meebreng – wat echter inherent is aan de Renault-procedure.  Bovendien worden ‘communicatie van slecht nieuws’ en ‘slechte communicatie’ vaak verward. Uiteraard neemt dit niet weg dat de kwaliteit van de communicatie kan variëren.  Sommige ondernemingen hanteren een prima communicatiestrategie terwijl andere aankondigingen veel vlotter zouden verlopen als er beter werk zou gemaakt worden van duidelijke boodschappen, optimale beschikbaarheid voor de media én een rechtstreekse communicatie naar politici en andere stakeholders (weliswaar nà de aankondiging aan de ondernemingsraad).

Het wetsvoorstel-Calvo is in deze context interessant, maar roept ook enkele vragen op.

Wat is de echte doelstelling: louter tekst en uitleg (informatie) krijgen, of is er een ambitie om tot reële inspraak (consultatie) en beïnvloeding van het dossier te komen? Het wetsvoorstel lijkt dit wat in het midden te laten. Hoe is het gesteld met de prerogatieven van de sociale partners? En draagt een bespreking in hoorzitting-stijl wel bij aan de duidelijkheid en zekerheid waar de werknemers naar zoeken? Wordt er geen valse hoop gecreëerd?

En wat is de echte motivatie achter dit voorstel: verhelpen aan de vermeende onmacht van de politiek of, meer bepaald, de relatief zwakke positie van het parlement (en zeker de oppositie)? Caterpillar wenst bijvoorbeeld niet gehoord te worden in het parlement (en roept daarvoor juridische argumenten in) maar ging wel in gesprek met de federale en Waalse regering.

Meer algemeen, wijst het voorstel van Kristof Calvo ook op een moeizame relatie tussen de politieke en de bedrijfswereld – waarbij beide partijen best eens in de spiegel kijken.  Als je bedrijven op het matje wil kunnen roepen, moet je er dan niet voor zorgen dat de deur voor ondernemers ten allen tijde open staat? Een relatie, begrip en goodwill bouw je op in tempore non suspecto en niet als je slecht nieuws te brengen hebt.  Nog te veel ondernemingen verwaarlozen hun contacten met de politiek – in goede tijden of slechte tijden.  Andere ondernemingen proberen wel, maar verzuchten dat ze geen gehoor vinden bij beleidsmakers.

Als het parlement ondernemingen wil kunnen convoceren in het kader van de Renault-procedure, dan moeten politici zich ook engageren tot een open deur voor ondernemers om overleg te plegen over politieke dossiers die een impact hebben op hun bedrijfsvoering.  Ik noem maar wat: productregulering, fiscaliteit, arbeidsbeleid, …  Het blijft aan politici om autonoom politieke beslissingen te nemen en aan ondernemers om in alle onafhankelijkheid hun bedrijfsbeleid te bepalen.  Maar een betere dialoog helpt beide partijen vooruit. Dit vergt een gezonde inspanning en een dosis ‘publieke etiquette’ – eerder dan reglementering.

Joris Bulteel
Partner

ByPhilip Naert

Gesprek op een kabinet? 5 tips om je optimaal voor te bereiden

Een kabinet, dat federaal officieel eigenlijk ‘beleidscel’ heet, is de cockpit van ons politiek bestel. Dat kabinetsmedewerkers veel bevraagde personen zijn, valt daarom niet te verwonderen. Net daarom is het zo belangrijk om goed voorbereid te zijn wanneer je met hen rond de tafel wilt zitten.

Hou daarom deze 5 tips in het achterhoofd:

  1. Weet met wie je spreekt. Een kabinet bestaat uit een mix van (al dan niet politiek neutrale) experten, politieke vertrouwelingen en privé contacten van de minister. Sommige kabinetsleden hebben een heel lange staat van dienst, maar dikwijls zijn er ook heel wat jonge krachten aan de slag. De achtergrond van een kabinetsmedewerker kennen vooraleer je hem gaat ontmoeten, is daarom deel van een goede voorbereiding.
  2. Breng expertise aan. Men hoort soms over een gebrek aan expertise bij kabinetsmedewerkers, zeker bij medewerkers van de vice-eersteministers. Dit is helemaal geen verwijt of teken van slecht bestuur, maar een gevolg van de zeer uiteenlopende en vaak zeer technische materies die kabinetsmedewerkers moeten opvolgen. Ga er dus niet van uit dat uw gesprekspartner een expert is in de specifieke materie die u aanbelangt. Leg dus uw onderwerp uit, geef inzicht in de achtergronden en licht de gespecialiseerde wetgeving toe.
  3. Bied oplossingen, geen problemen. Bedrijven beperken zich te vaak tot een klaagzang over wat er volgens hen misloopt in het beleid. Hiermee bereik je niets. Probeer de noden van je sector of bedrijf te laten inhaken op het beleid dat de minister heeft uitgestippeld en ga na hoe je de minister kan helpen in het realiseren van zijn of haar beleidsplannen.
  4. Wees to the point. Een kabinetsmedewerker is altijd in tijdsnood. Overladen agenda’s, onverwachte vergaderingen, een crisis in de pers en andere onvoorziene gebeurtenissen komen bovenop de reeds hoge werkdruk. Gebruik daarom de kostbare tijd van een vergadering optimaal. Formuleer je boodschap en alternatieven to the point.
  5. Zorg voor de ‘praktijktoets’. Vooraleer een bepaalde maatregel goed of af te keuren is het noodzakelijk om de gevolgen voor de bevolking, staatskas of overheid ervan te kunnen inschatten. Is de invoering van een nieuwe taks niet contraproductief? Wat is het effect op de arbeidsmarkt van een bepaalde beslissing? Lever nuttig cijfermateriaal aan en blijf ter beschikking om eventueel simulaties te maken van bepaalde beslissingen.
ByJoris Bulteel

Als het regent in Den Haag, druppelt het in Brussel?

Nieuws van de Noorderburen, het rommelt in het keurige Den Haag: ‘Haagse lobby moet transparanter’, is de kop boven een commentaarstuk van het Financieele Dagblad.  Maar dat lijkt niet van een leien dakje te lopen, zo lezen we verder in het FD.  De eensgezindheid is niet bijster groot.  Noch bij de politici (‘Lobby-spelregels lauw ontvangen in Tweede Kamer’), noch in het kamp van de professionals (‘Lobbyisten in de clinch door voorstel regulering’).

Het Nederlands debat doet me denken aan het wetsvoorstel dat Groen-kamerlid Wouter De Vriendt vorig jaar indiende.  Opmerkelijk: dat voorstel had uitsluitend betrekking op ‘contacten met lobbyisten inzake de aankoop van militair materieel’.  Waardoor het niet meer dan een kleine rimpeling op het Wetstraat-water veroorzaakte.

Wat is er aan de hand?  Sluit het net rond lobbyisten zich? Is het einde van het lobby-métier nabij?  Helemaal niet.

Wie de stukken goed leest, kan ze ook zien als een pamflet pro lobbying.  De initiatiefnota van het Nederlandse PvdA is getiteld ‘Lobby in daglicht’ (klinkt fijn).  ‘Lobby brengt belangen van mensen bij de politiek.’ Aardig.  En nog: ‘we kunnen niet zonder lobby en iedereen kan een lobbyist zijn’.  Hallelujah!  Iets verder nemen de initiatiefnemers natuurlijk hun bocht, en wijzen ze op de risico’s:  ‘beïnvloeding kan beleid en wetgeving verrijken, maar lobby is niet onomstreden.’  Gevolgd door een opsomming van (terechte) bekommernissen en mogelijke maatregelen.

De Belgische collega’s zitten op dezelfde lijn en erkennen, naast de risico’s, de toegevoegde waarde van lobbying. ‘Het is normaal dat de besluitvormers adviezen inwinnen en deskundigen raadplegen alvorens beslissingen te nemen.  Hoe meer informatie wordt vergaard, hoe weloverwogener de beslissing zal zijn.’   Het lijkt wel uit onze eigen pen te komen.

De echte moraal van het verhaal: het belang en nut van lobbying wordt meer dan ooit erkend.  En akkoord, bij die status horen spelregels.  En dus politiek debat.  En dus lobbywerk.

Joris Bulteel – Partner

 

ByJoris Bulteel

Niet minder, maar meer lobbying

In een recent editoriaal liet De Morgen zich kritisch uit over de invloed van lobbyisten op de regering. Vanuit een (meer dan terechte) bekommernis om onze democratie werd gewag gemaakt van een schrijnende situatie. Maar hebben we geen nood aan méér (en betere) lobbying? Enkele bedenkingen van een lobbyist.

Lobbying behoort tot de taboesfeer en heeft veel negatieve connotaties.
Het ‘L-woord’ wordt daarom vaak vermeden. Het is onbekend én onbemind.

Waar die negatieve perceptie vandaan komt? Het heeft onvermijdelijk te maken met de schaduw van het verleden – toen contacten tussen bedrijfsleven en politiek gemakkelijker gepaard gingen met rokerige achterkamers, whisky op tafel en een enveloppe onder tafel.

De ‘new school’ benadering van lobbying heeft dit al lang achter zich gelaten. Wat is lobbying vandaag? Het antwoord is eenvoudig: door middel van communicatie opkomen voor je belangen en bijdragen aan de politieke besluitvorming. Lobbyen doe je door het uitwisselen van feiten en cijfers, technische inzichten of visionaire ideeën, ervaringen uit het verleden of het buitenland, … Samen met allerhande adviseurs en studiediensten leveren lobbyisten informatie en inspiratie aan, die mee in de weegschaal worden gelegd. Lobbyisten communiceren; politici wikken… en beschikken. De idee dat lobbyisten eenzijdig hun wil kunnen doordrukken, is een fantasme.

Lobbying is niet alleen legitiem; het kan en moet de politieke besluitvorming zelfs ten goede komen. Hoe talrijker de contacten, hoe vollediger het dossier, hoe evenwichtiger de beslissing die een politicus – in alle autonomie – kan nemen. We willen toch geen politici die in een ivoren toren zitten?

Lobbying wordt meestal gelijkgesteld aan bedrijfsbelangen. Niets is minder waar. Ook vakbonden, milieuorganisaties en zelfs lokale buurtcomités doen aan lobbying. Het is zo oud als de straat. Bovendien durf ik stellen dat de impact van NGO’s op de politieke agenda groter is dan die van de diverse bedrijfslobby’s. De meeste ondernemingen kunnen dan ook ontzettend veel leren van NGO’s.

Een groot deel van de ‘inspraak’ werd vorige eeuw in België formeel geregeld, in het paritair overleg met werkgevers en werknemers. Het klopt dat dit model onder druk staat en er via andere wegen wordt gelobbyd. We leven niet langer in een binaire wereld waar de meeste socio-economische dossiers in consensus met werkgevers en werknemers geregeld kunnen worden. De realiteit is complexer dan dat. Beleidsuitdagingen die voortvloeien uit klimaatwijziging, internationale energievraagstukken of de oprukkende digitalisering vragen een breder scala aan expertise, opinies en inspiratie. De gesprekspartners van de politiek zijn diverser dan ooit – gaande van individuele burgers die via sociale media snel kunnen mobiliseren tot internationale, gespecialiseerde denktanks. Dit is geen slechte zaak. Het ‘politiek primaat’ kan hierdoor zelfs versterkt worden. Politici hebben misschien geen absoluut monopolie in de besluitvorming, maar zijn wel meer dan ooit spelverdeler.

Natuurlijk doet dat geen afbreuk aan een aantal terechte zorgen. Positief vertaald: lobbying moet voldoen aan enkele kwaliteitscriteria. Goede lobbying gebeurt tijdig en transparant, is helder en inhoudelijk onderbouwd, en is gebaseerd op een respectvolle dialoog. Een goed lobbyist brengt niet alleen het eigen verhaal maar heeft ook en vooral een dosis empathie voor de rol en agenda van politici. Professionele lobbyisten denken mee met hun gesprekspartners. Ze zijn het corps diplomatique van het bedrijfsleven.

Het is een algemene verzuchting dat de kloof tussen politiek en bedrijfsleiders veel te diep is. Maar ‘it takes two to tango’. Veel parlementsleden vragen om méér proactieve communicatie van ondernemingen, en vinden dat ondernemers te weinig en te laat hun weg naar de politieke wereld vinden. Dit is de grote paradox rond lobbying.

Ondernemers zuchten vaak dat ‘de politiek’ niets van ‘het bedrijfsleven’ begrijpt. Ik counter dat graag met de vraag: wat begrijpt u van de politiek? Welke inspanningen hebt u gedaan om het gesprek met politici aan te gaan? Lobbying is communicatie en communicatie is tweerichtingsverkeer. Dit draagt niet alleen bij tot een betere politieke besluitvorming. Lobbying leidt ook tot een scherper en vollediger radarscherm voor ondernemers – geen overbodige luxe in de complexe wereld waarin ze moeten navigeren.

Wie kan er gekant zijn tegen een intensieve dialoog en informatieuitwisseling tussen het bedrijfsleven, de politieke wereld en andere belangenhebbenden? En dat is in essentie niets anders dan… lobbying.

Joris Bulteel, Partner Whyte Corporate Affairs

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